Questions posées: quelles actions concrètes mettrez-vous en place en matière de mobilité (usagers particuliers, charroi communal) pour :

  • Réduire la demande de mobilité tant pour la mobilité des personnes que celle des marchandises ?
  • Promouvoir les alternatives à la voiture pour tous les âges et toutes les catégories sociales ?
  • Réduire les incidences négatives de la mobilité automobile (bruit, polluants pour la santé humaine, insécurité des piétons et cyclistes, …) ?

Les réponses des 4 partis en vidéo:

Les réponses écrites des 4 partis:

ECOLO

En 2011, le conseil communal a voté un Plan communal de mobilité (PCM). Une série d’actions ont été définies et réalisées. Les choses se sont-elles globalement améliorées depuis lors : non ! Ceci confirme ce que nous avons dit en 2011 : le plan manquait cruellement d’ambition… Il faut remettre le PCM sur la table, avec tous les acteurs concernés et viser des objectifs autrement plus ambitieux que le plan de 2011 dans chacun des 3 points évoqués. A titre d’exemple, et pour faire le lien avec la première question, il est évident que les déplacements vers l’école constituent un enjeu qui a été trop ignoré jusqu’ici : trop de voitures, les parents ont peur de laisser leurs enfants aller à vélo voire à pied à l’école… et vont donc les déposer en voiture, quitte à se garer sur les trottoirs, ce qui renforce le phénomène. Il faut inverser cette spirale infernale et ce ne sera possible qu’en associant tous les acteurs de ce problème : parents, enseignants, élèves, responsables politiques, police, service travaux,… Il faut des aménagements pour assurer une plus grande sécurité des enfants qui viennent à l’école à pied ou à vélo, il faut assurer une formation de ces enfants (le brevet cycliste de ProVélo) pour les rassurer et rassurer leurs parents, il faut valoriser celles et ceux qui viennent à pied ou à vélo à l’école,…
Nous prônons également la mise en place d’un Proxibus entre Court-St-Etienne et Louvain-la-Neuve, qui attire un large public qui ne trouve pas dans les offres actuelles de transport en commun une réponse à leur besoin.

Nous souhaitons favoriser les voitures partagées, par exemple en imposant dans les futurs projets immobiliers des emplacement privilégiés pour ce type de véhicules. Il faut concrétiser à proximité de la gare de Court-St-Etienne un pôle multimodal, tel qu’il était prévu dans le projet initial de Court Village et qui a été abandonné pour pouvoir agrandir le parking commercial. De nombreuses autres idées ici.

LISTE DU MAYEUR

  • Réduire la demande de mobilité tant pour la mobilité des personnes que celle des marchandises ?

Maintenir l’objectif de favoriser l’extension de l’habitat à proximité des gares et particulièrement dans le centre de CSE, qui est de plus, à la croisée des cheminements doux de fonds de vallées et de lignes publiques de bus. La mobilité des marchandises est plus compliquée à appréhender, les commerces et les entreprises doivent être alimentés, les chantiers doivent recevoir leurs matériaux. Sensibiliser les citoyens sur les effets néfastes du recours à l’E-commerce qui déforce l’emploi local et fait circuler des petites marchandises, par la route, en des temps records à travers tout le pays.

  • Promouvoir les alternatives à la voiture pour tous les âges et toutes les catégories sociales ?

Finaliser le projet d’avoir dans Court Village une première station d’autos partagées. Faire connaitre les initiatives diverses de taxi bus à la demande, de la centrale des moins mobiles du CPAS, de partage de voitures privées organisé par taxi stop, ou les plateformes d’organisation de co-voiturage. Dégager un budget récurrent pour mettre en place un système de prime à l’acquisition d’un vélo électrique ou d’un vélo cargo.

  • Réduire les incidences négatives de la mobilité automobile (bruit, polluants pour la santé humaine, insécurité des piétons et cyclistes, …) ?

Pousser plus avant l’analyse des voiries à qualifier en rue cyclable, zone résidentielle ou zone 30 et en les aménageant progressivement avec les moyens disponibles.

OXYGENE

  • Vision à long terme

Les objectifs défendus par Oxygene en termes de mobilité pour les 2 mandatures à venir sont :

  • Réduire significativement le nombre global de voitures et camions qui circulent dans CSE notamment aux heures de pointe.
  • Au travers de la politique de mobilité, favoriser le commerce local et les circuits courts.
  • Permettre à chacun de se déplacer en sécurité sur tout le territoire de la commune.

Méthode: Oxygène propose de mettre autour de la table les habitants à titre individuel, les usagers, les riverains des zones problématiques, les associations, des experts de la mobilité, les autorités communales, etc… Il s’agit d’organiser quartier par quartier, et puis plus globalement pour l’ensemble de la commune, une concertation avec tous les acteurs concernés. Le but de la concertation étant de définir les actions concrètes à mener pour atteindre les objectifs et en minimisant les incidences négatives liées aux véhicules à moteur à explosion. Parmi les mesures que ce groupe de travail pourrait décider (mais c’est sa décision), on pourrait trouver (plusieurs de ces mesures ont déjà été expérimentées ailleurs) :

  • En centre-ville, et peut-être dans le centre des autres entités, limiter la vitesse de la circulation à 30 km/h,
  • Ouvrir les voiries en espaces partagés, ouverts à toutes les modes de déplacement,
  • Pour assurer la sécurité de tous, tous les travaux de voirie à venir seront conçus en tenant compte de la fluidité et de la sécurité de tous, les voiries seront des espaces de mobilité douce partagés avec les voitures et non l’inverse comme c’est le cas actuellement,
  • Inciter chacun à se sentir responsable de la sécurité des autres sur les voies publiques,
  • Augmentation du nombre de stationnement pour vélos.
  • Il y a des problèmes localisés dans l’espace et dans le temps (Exemple: les embouteillages autour des écoles le matin, etc.). Par exemple, oxygène est favorable à un plan de circulation différencié dans le temps, en fonction des différents besoins de la journée.
  • La commune doit alors mettre en œuvre ce qui a été défini par l’ensemble des acteurs concernés. Cette manière de procéder a l’avantage indéniable de réduire les recours introduit, de trouver des solutions globales, et de mieux satisfaire la population qui se sent concernée par ce qui est décidé.

PLUS

Notre engagement est de développer une nouvelle philosophie de la mobilité, qui soit socialement accessible, sûre et respectueuse du cadre de vie.Parmi les axes prioritaires de l’écosocialisme figure la mobilité. Une approche globale de cette thématique est nécessaire et il convient de prêter attention à la diversité des utilisateurs et des usages de la mobilité. Notre ambition est de permettre à chaque citoyen de pouvoir sortir de son quartier aisément et s’intégrer pleinement à la société. Une politique efficace exige, dès le départ, une articulation réfléchie entre mobilité et les autres politiques publiques, en particulier l’aménagement du territoire, et adaptée aux réalités urbaines et rurales.

La liste PluS s’engage :

o à intégrer systématiquement les enjeux de (multi)mobilité dans l’organisation de l’espace public en vue d’encourager les alternatives à la voiture et partager l’espace entre ses divers usagers, avec une attention spécifique pour les usagers faibles (piétons, cyclistes, deux-roues motorisées, PMR,…) ;

o à procéder à la révision du plan communal de mobilité pour tenir compte de l’évolution de la mobilité dans la commune ;

o travailler au niveau supra-communal à la mise en place d’une centrale de mobilité multimodale chargée notamment :

o de collecter les données de mobilité et analyser les besoins des citoyens pour faire correspondre au mieux l’offre à la demande ;

o impliquer les citoyens et les usagers dans les politiques de mobilité ;

o assurer la coordination entre les différents acteurs de la mobilité ;

o mener une stratégie cyclable ambitieuse et concertée, en vue d’augmenter le nombre de trajets en vélo en développant et entretenant les aménagements cyclables ;

o assurer la bonne accessibilité des gares et des arrêts de transport public aux piétons et cyclistes ;

o continuer à entretenir les voiries dans le cadre d’une planification pluriannuelle et veiller à traiter en priorité les points noirs en matière d’insécurité routière (abords des écoles, quartiers résidentiels, zones commerciales) pour permettre une cohabitation harmonieuse de tous les usagers, y compris les plus faibles.

Un exemple concret : parmi les flux de mobilité sur la commune, il y a les enfants habitants en dehors de la commune qui fréquentent les écoles communales en immersion (plus de 50% sur environ 1.000 enfants). En travaillant sur l’augmentation de la part des enfants de la commune qui fréquentent l’enseignement communal, nous agirons sur une meilleure mobilité au sein de la commune.